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F1 - Auto Interviews Les actualités du sport business

Julien Fébreau face à la révolution F1 en 2026 : “L’émotion doit rester la même qu’au premier jour”

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Alors que la Formule 1 s’apprête à vivre un tournant majeur avec de nouvelles réglementations techniques en 2026, l’excitation monte au sein de la rédaction de Canal+. À l’aube de cette saison charnière, Julien Fébreau, voix emblématique des Grands Prix, nous livre son analyse sur les enjeux sportifs et les dispositifs pédagogiques mis en place pour accompagner les fans.

Le succès éditorial de Canal+ s’appuie sur une dynamique exceptionnelle confirmée lors de leur lancement presse avec des chiffres records pour l’année 2025. La chaîne a enregistré en effet une hausse de 20% de visionnage pour la Formule 1 et de 18% pour la MotoGP. La catégorie sports mécaniques est désormais la plus regardée en replay sur l’App Canal, portée par une audience qui se féminise et s’élargit : 35% des abonnés qui se déclarent aujourd’hui fans ou spectateurs réguliers de sport automobile sont des femmes.

Le Sport Business : Les essais de Bahreïn viennent de bousculer toutes les prévisions. Entre les monoplaces qui peinent à trouver leur équilibre et d’autres qui surprennent, la saison 2026 s’annonce plus imprévisible que jamais. Dans ce contexte d’incertitude totale, quelles images fortes pourraient, selon vous, faire vibrer les fans autant que les victoires historiques de Pierre Gasly ou Esteban Ocon que vous avez commentées ?

Julien Fébreau : Je me dis que si Isack Hadjar se trouve en position de gagner un Grand Prix et qu’il le fait, on va bondir, on va être très ému. C’est peut-être celui des trois Français qui va débuter la saison avec la meilleure auto. Je pense que les émotions qu’on a pu vivre avec Pierre et Esteban quand ils ont gagné seront tout aussi élevées à ce moment-là. On espère revivre ces moments où, après avoir battu son coéquipier, un pilote se retrouve en tête et franchit la ligne en vainqueur.

Avec votre longue expérience en Formule 1, si vous pouviez envoyer un message au Julien qui a commenté son tout premier Grand Prix, quel conseil lui donneriez-vous pour aborder cette révolution de 2026 qui semble être une page blanche pour tout le monde ?

Je lui dirais de l’aborder avec un état d’esprit nouveau. Il ne faut pas se figer dans des choses qu’on a connues. Il faut accepter que les choses vont évoluées différemment, qu’on va vivre des situations nouvelles auxquelles on ne s’attend pas. L’important est de se laisser surprendre pour d’autant mieux retranscrire l’émotion. L’émotion, elle, doit rester la même qu’au premier jour. C’est aussi cela la magie de cette révolution : assister à des scènes différentes de ce que l’on a déjà vécu.

Vous souligniez l’importance de la pédagogie au sein du dispositif de Canal+ pour cette saison. Quelle distinction faites-vous entre le rôle de la chaîne et celui des créateurs de contenu dans la vulgarisation des nouvelles réglementations ?

Je ne vois pas de réelle différence, si ce n’est éventuellement dans le ton ou le choix des mots. Que ce soit pour un créateur de contenu ou pour une équipe de journalistes à Canal+, la volonté profonde c’est la même : transmettre. Dans les deux cas, il s’agit de partager une passion, de diffuser de l’information et d’assurer une vulgarisation technique pour rendre accessible au plus grand nombre un sport particulièrement exigeant. Si la forme peut varier, le fond reste identique : le partage de l’info et de l’émotion. Nous sommes donc complémentaires, portés par une seule et même envie de partager.

Rendez-vous au premier virage le 8 mars à Melbourne pour le premier Grand Prix de la saison 2026. A lire aussi : tous les articles autour du sport automobile.