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Stéphane Diagana : “Faire rayonner l’ensemble du territoire en 2024”

Antoine Orsini samedi 20 octobre 2018
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Le Val d’Oise n’accueillera pas de compétition sportive dans le cadre des Jeux Olympiques de Paris en 2024 mais ne souhaite pas rester sur la touche. Très investi dans le sport, le département a inauguré cette semaine une nouvelle piste d’athlétisme indoor au Centre Départemental de Formation et d’Animation Sportives du Val d’Oise (CDFAS), en présence de Stéphane Diagana, l’ancien champion du monde et d’Europe du 400 mètres haies.

Peu de gens connaissent le CDFAS et pourtant, ce centre construit en 1993 n’a rien à envier à l’INSEP ou aux différents CREPS de la région. Des installations sportives dédiées à la performance sont réparties sur 7 hectares et accueillent plus de 250 000 personnes par an.

Le CDFAS a donc inauguré sa nouvelle piste indoor, dotée de la toute dernière génération de revêtement répondant aux normes de l’IAAF, qui en fait désormais la piste la plus rapide d’Europe. Un écrin de qualité pour les athlètes utilisant ces équipements pour la préparation des prochaines échéances, Tokyo 2020 et surtout Paris 2024. Plusieurs sportifs de cette génération 2024 soutenus par le Val d’Oise étaient présents et des démonstrations de saut à la perche ou encore de vitesse ont eu lieu.

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Grâce à ces prestations de haute performance, le CDFAS est en pôle position pour devenir un acteur majeur de la base arrière des Jeux Olympiques de 2024, volonté forte du département. Plusieurs grandes délégations internationales ont déjà visité les lieux et se seraient déjà positionnées. Stéphane Diagana, dont la salle d’athlétisme porte le nom, nous a expliqué sa relation avec le département et son rôle pour 2024.

Le Sport Business: Votre lien avec le CDFAS a débuté il y a longtemps ?

Stéphane Diagana: En effet, je suis arrivé à 9 ans dans le Val d’Oise, avec une première licence à Cormeilles en Parisis puis à Franconville jusqu’à la fin de ma carrière. Le CDFAS est apparu avec cette structure très atypique qui ne ressemblait ni à un CREPS ou à une structure privée, qui s’est révélé être un pari gagnant.

Le centre est très apprécié, les fédérations et les ligues ont ouvert des pôles et les athlètes de haut niveau peuvent venir s’y entraîner avec tout le suivi autour. Concernant l’athlétisme, le complexe est très important, notamment sur la période hivernale car il permet d’éviter les blessures ou de faire une rupture dans sa préparation, ce qui se ressent souvent sur les résultats de la saison suivante.

Quelle va être la place du CDFAS pour 2024 ?

Refaire la piste était très important car elle arrivait à la fin de sa durée de vie, qui est d’environ 12 ans. L’ outil actuel est désormais parfait et vu que l’athlétisme est très présent dans le Val d’Oise, les sportifs actuels comme les futures générations vont pouvoir largement en bénéficier.

Concernant l’accueil de délégations internationales, le CDFAS est parfait car proche de Paris mais il permettra également de faire venir davantage de touristes attirés par les atouts du patrimoine français, dont le Val d’Oise en est un bel ambassadeur. Je fais partie des équipes de Paris 2024 et c’est vraiment un objectif qui nous tient à cœur : faire rayonner l’ensemble du territoire et pas seulement Paris.

Justement, quel est votre rôle au sein de Paris 2024 ?

Je fais partie de la commission des Athlètes qui a pour mission de veiller sur les promesses faites aux athlètes lors de la candidature. Nos objectifs sont de vérifier le respect de la qualité d’accueil des sites de compétition, le temps de trajet ou encore la gestion du Village. Le but est de pouvoir améliorer ou modifier ces objectifs, ça a déjà été le cas depuis le dossier initial de candidature. Le COJO a également souhaité impliquer les 18 athlètes de cette commission comme « ambassadeurs » afin de mobilier la population lors de temps forts qui auront lieu sur ces 6 prochaines années.

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