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[Interview] Felipe Saad (SM Caen): « Mon avenir est peut être dans le marketing sportif ou la communication »

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[Interview] Felipe Saad (SM Caen): « Mon avenir est peut être dans le marketing sportif ou la communication »

Rédaction Le Sport Business dimanche 15 février 2015
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Rentré à 10 minutes de la fin de la rencontre, il a fait partie du groupe caennais qui est allé accrocher le PSG sur la pelouse du Parc des Princes ce week end. Peu connu des spectateurs de la Ligue 1, Felipe Saad est pourtant un joueur à part. Rencontre avec un défenseur pas comme les autres.

LeSportBusiness.com: Un joueur brésilien qui évolue au Stade Malherbe de Caen, tu avoueras que cela n’est pas courant. Tu as connu d’autres équipes avant de poser tes valises en Normandie, peux tu nous parler de tes expériences en France ?

Felipe Saad: Je suis arrivé a Guingamp, en Bretagne. Le meilleur endroit dont je puisse rêver pour apprendre la langue et les coutumes françaises. Ensuite j’étais en Haute Savoie, à Evian, et puis en Corse, à l’AC Ajaccio. Des endroits parmi les plus beaux du pays, je ne peux pas me plaindre. Et maintenant je suis en Normandie, lieu d’histoire et des valeurs humaines. Parfait pour ma famille et moi.

Les habitués de l’excellente émission J+1, sur Canal+, ont pu te découvrir dans un reportage il y a quelques jours. Tu parles parfaitement français, tu avais déjà quelques bases au Brésil ?

A vrai dire, quand j’étais petit j’ai eu quelques cours de français. J’ai appris la base, comme les chiffres ou le verbe être, mais également deux ou trois prières car il s’agissait d’une école catholique et la fondatrice était une française, mère Alix. Pour la suite j’ai tout oublié jusqu’à mon arrivée en France en 2007.

Dans ce reportage, on découvre surtout que tu es un joueur à part à tous les niveaux. Tu t’intéresses à beaucoup de choses…

Je dois beaucoup de ces plusieurs intérêts à la convivialité avec ma sœur, Flavia. Elle est journaliste au Brésil et c’est quelqu’un qui est toujours en avance en ce qui concerne les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, par exemple. A notre jeune âge, grâce à nos parents, nous avons pas mal voyagé , ce qui nous a bâti cette ouverture d’esprit. Par exemple on est allé visiter le village de Colletorto , dans la province de Campobasso en Italie. Il compte pas plus de 1000 habitants. Ma mère y est née. On est toujours en quête des expériences comme ca.

Les dérives du football business sont souvent présentées dans les médias mais tu es resté attaché à certaines valeurs comme le respect du club et du maillot, c’est rare. Quel est ton regard sur le football moderne ?

L’argent est de plus en plus présent et les médias aussi. Je n’ai pas connu le « football vrai » de l’époque comme on dit, donc je peux pas faire de comparaison. Mais j’essaie de construire un regard critique sur le sujet. En ce moment je lis Le Cinquième Beatles, de Vincent Duluc . C’est sur George Best. Ca devrait être intéressant de voir une telle personnalité jouer et avoir la vie qu’il avait lors de nos jours. Je ne saurais pas dire comment cela aurait pu finir…

Dans J+1, on te voit aux côtés de Boris Helleu, que les professionnels du secteur connaissent bien. Le marketing sportif, la communication, ce sont des voies auxquelles tu penses après ta carrière de joueur ? 

Déjà , je n’ai jamais pensé devenir entraîneur, préparateur physique, adjoint, etc. Mon avenir est peut être dans ces voies que vous avez cité . Par ailleurs quelques idées traînent dans ma tête comme scout (chargé de trouver de nouvelles recrues), consultant, relations publiques. Mais il est encore tôt pour y penser plus sérieusement car j’ai beaucoup encore à donner comme footballeur professionnel.

Allez, une question un peu plus technique. Les trophées Sporsora se sont tenus récemment et Sport Numericus aura lieu au mois de juin prochain, quelles sont les activations de marques que tu as le plus apprécié ?

A vrai dire, aucune m’a attiré l’attention car la spontanéité n’était pas présente. En France tout est très encadré , il y a des règles à respecter pour tout , les limites de l’humeur sont hyper contrôlées. C’est difficile de sortir de l’ombre dans un tel contexte à mon avis. La créativité brésilienne pourrait faire la différence.

Tu es très connecté, notamment sur Twitter. Quels sont les sportifs qui mérient d’être suivis et qui animent de manière autonome leurs comptes ?

Je suis très discret en comparaison à Manu Imourou , mon ami arrière gauche à Caen. Il est parti de Twitter pendant quelques semaines et il est revenu il y a une dizaine de jours. Un autre pote, Pierre Bouby qui joue à Auxerre (ils ont joué ensemble à Evian TG), est très actif également. Ils animent leur compte au moins 1000% davantage que moi j’anime le mien.

Le SM Caen t’utilise peu depuis ton retour de blessure. Un départ en fin de saison est-il envisageable ? Tu as envie de découvrir une autre région de France ?

Vu la durée de mon indisponibilité à cause de cette blessure et ma grande motivation aujourd’hui, je pense que j’ai une carte à jouer jusqu’à la fin de la saison. Je me sens très bien en ce moment. Ma priorité sera de rester à Caen pour l’identification avec le club et pour la ville, qui est génial. J’espère de tout cœur que cela arrivera.

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