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Joffrey Dassonville (nouveau speaker du Parc OL): « L’entraîneur et Max Gonalons sont venus me voir avant le match »

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Joffrey Dassonville (nouveau speaker du Parc OL): « L’entraîneur et Max Gonalons sont venus me voir avant le match »

Rédaction Le Sport Business jeudi 14 janvier 2016
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Nouvelle année, nouveau stade et nouveau speaker pour l’Olympique Lyonnais. Au Parc OL le week end dernier, Joffrey Dassonville  a participé à son premier match de Ligue 1. LeSportBusiness.com lui a posé quelques questions.

Comme les joueurs du groupe professionnel, il a foulé pour la première fois de sa vie la pelouse du flambant neuf Parc OL. Joffrey Dassonville, 32 ans et responsable d’antenne chez NRJ, est la voix de l’Olympique Lyonnais.

LeSportBusiness.com: Comment devient-on speaker de l’Olympique Lyonnais ? On peut dire que vous y êtes allé au culot ?

Joffrey Dassonville: Au culot, je ne sais pas, mais j’y suis allé sans pression car je pensais que le recrutement était terminé. Quand j’ai eu l’information, ils avaient à priori trouvé leurs finalistes mais j’ai quand même tenté ma chance. J’ai eu un entretien dès le lendemain puis on m’a fait passé un casting et j’ai intégré les autres finalistes. On m’a rapidement prévenu pour me dire que j’avais été choisi. Tout est allé très vite, ça s’est fait en 15 jours.

En quoi consistait ce fameux casting ?

C’était surtout une présentation de dossier. Il fallait présenter la vision qu’on avait du poste, comment on imaginait le speaker de ce nouveau stade, comment on jouait avec les outils à notre disposition car c’est un stade ultra connecté. J’ai pu expliquer mes différentes expériences en animation et mes expériences de supporter. L’OL voulait vraiment un supporter, qui connait bien le club. Vous imaginez bien qu’avec un supporter de l’ASSE, ça aurait été compliqué…

Dans le jury, il y avait Xavier Pierrot, le patron du grand stade, Jean-Yves Meilland, qui est le directeur d’OL Images, et quelqu’un de l’événementiel.

Vous avez pu avoir quelques conseils de la part de l’ancien speaker, qui est assez emblématique de l’OL ?

Oui, qui est totalement emblématique. Il a été speaker pendant 17 ans. On a pu échanger sur les derniers matchs parce que je suis allé à Gerland voir comment il travaillait et apprendre. On a beau avoir des expériences en animation et connaitre le foot mais c’est un métier particulier. Il faut être à la fois présentateur comme à la télévision ou la radio et animateur pour ambiancer le public.

Dominique Grégoire m’a accueillis de manière adorable. Il a été très sympa et m’a expliqué quelques trucs. Je voulais surtout échanger avec lui pour lui exprimer pour respect par rapport à ce qu’il faisait car c’est quelqu’un que j’ai toujours connu à Gerland. C’était une figure pour moi. On a bu un petit verre ensemble pour la dernière au stade Gerland.

Comment s’est passé votre premier match, pour la réception de Troyes ?

J’ai eu des retours positifs. Tout n’est jamais parfait, surtout à l’heure des réseaux sociaux et pour quelque chose d’aussi passionnant que le football. C’est toujours soit à l’extrême positif ou à l’extrême négatif. J’ai eu beaucoup de messages de soutien de la part des supporters, ça m’a fait très plaisir.

Je sais que ma première n’était pas parfaite, je sais qu’il y a eu des hésitations, des maladresses. J’avais beaucoup de nouvelles choses à apprendre, un nouveau son, une nouvelle équipe, il y avait beaucoup de choses à apprendre mais dans l’ensemble c’est positif. Je suis assez satisfait sur la première et j’espère évidemment vite m’améliorer et progresser.

 

Michel Montana, le speaker historique du Parc des princes, nous avait expliqué que les joueurs du PSG n’étaient plus aussi accessibles qu’à l’époque (voir notre interview). Comment ça s’est passé avec les joueurs de l’OL ?

Il y a beaucoup du joueurs du coup on avait décidé que ça serait avec le coach et le capitaine qu’on préparerait le match. Bruno Génésio et Maxime Gonalons sont venus me voir, ça n’a pas duré 2 heures, mais on a fait connaissance car c’est important, le speaker est lien entre les joueurs et le public. Ils nous ont donné quelques indications sur ce qu’ils aiment, ce qu’ils voulaient.

Bruno Génésio nous avait demandé une musique qui pète, quelque chose de rythmé pour l’entrée des joueurs. A la fin du match, les joueurs étaient très accessibles. Je me souviens d’Antho Lopes et Clément Grenier qui sont venus me taper dans la main. De ce que j’ai pu constater sur ce premier match, les joueurs à Lyon ne sont pas du tout distant, ce sont des gens simples.

Vous devez être le seul speaker du championnat sur Twitter, c’est un outil sur lequel vous allez vous appuyer pour communiquer avec les fans ?

Je m’en sers depuis longtemps déjà. C’est un outil important, c’est du direct. Ce n’est pas pour rien si le président Jean Michel Aulas est devenu une star sur Twitter. Je pense que s’il s’en sert aussi souvent, c’est qu’il a compris l’intérêt de l’outil. Ce n’est pas calculé mais depuis que j’ai été nommé speaker de l’OL, j’en ai profité pour poser quelques questions aux supporters et échanger. J’ai récolté quelques avis, c’est intéressant car les gens qui me parlent sont directs.

Après le premier match, on a fait quelques sondages sur la musique, sur le fait de diffuser des images du match sur les écrans géant pendant la rencontre. Ça permet d’avoir un avis. Twitter ne représente pas l’ensemble des supporters lyonnais mais cela nous donne une tendance, c’est intéressant. Parfois, il y a de bonnes idées qui émergent.

Au delà de l’ancien speaker de l’OL, est ce que vous vous êtes inspiré de certaines voix ?

Sûrement, oui. Ayant fait pas mal de déplacements pour suivre l’OL, en Angleterre ou en Espagne, on est inconsciemment inspiré. Beaucoup de gens m’ont cité le speaker de Naples et du Bayern sur ce que j’ai fait pour le premier match, notamment sur l’annonce des buts. Il y a peut être une inspiration mais sans vraiment le vouloir car honnêtement lorsque j’ai allumé le micro sur le premier but, je ne savais pas comment j’allais l’annoncer.

Je me suis lâché. J’ai profité de l’ambiance du stade et ça a donné cette façon d’annoncer les buteurs, un peu à la napolitaine. C’est pas tout à fait la même chose, il y a une autre culture là bas. Je ne m’interdis rien et la façon dont j’annonce les buts n’est pas à l’abris d’évoluer. Je voulais me laisser porter par les énergies du stade, c’est des choses qui viennent comme ça.

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