LE SPORT BUSINESS

[Exclusif] Un round avec Alexis Vastine, boxeur et ambassadeur Reebok

Alexis Vastine est de retour. Il aura fallu du temps au boxeur français pour tourner la page des Jeux Olympiques de Londres. L’année 2014 est synonyme de nouveau départ pour le champion normand. Il vient d’ailleurs d’être choisi pour représenter la marque Reebok. Interview.

LeSportBusiness.com: Alexis, peux tu te présenter et nous rappeler ton palmarès ?

Alexis Vastine: Je suis boxeur, j’ai 27 ans. Concernant mon palmarès, je suis médaillé aux Jeux Olympiques en 2008, vice champion d’Europe en 2010, triple champion du monde militaire.

Comment s’est passée ta rencontre avec Reebok ?

Mon contrat avec Adidas s’est arrêté après les Jeux Olympiques en 2012. Du coup, Reebok m’a récupéré et c’est un peu la même entreprise. Mon profil leur correspondait bien et je trouve que c’est une bonne chose. Avec Adidas, nous n’étions pas mis individuellement en valeur alors que là, nous ne sommes que 4 ambassadeurs.

On a de la visibilité au niveau des médias et du grand public, je trouve cela plus intéressant. C’est une super équipe, on rigole bien avec les autres ambassadeurs (Laure ManaudouLaure Courtellemont et Fauve Hautot).

vastine2

Et avec Adidas justement, tu as eu des explications ?

En fait, Adidas ne continuait pas avec le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français). Du coup, ils ont fait un grand tri parmi les athlètes, dont moi.

Quels sont tes prochains objectif ?

Les Championnats du monde militaire le 25 mai. Puis, la grosse échéance, ce serait de me qualifier pour les JO de Rio en 2016 et avoir la plus belle des médailles. Je vais m’en donner les moyens.

 

Tu es donc en entrainement intensif depuis le début de l’année ?

Oui, pour préparer les Championnats du monde. Le but ultime, c’est forcément la qualification pour les Jeux et d’aller décrocher une médaille. Cela a été une période de reconstruction pour moi et la première étape c’est les Championnats du monde militaire au Kazakhstan.

Tu avais un peu disparu médiatiquement après les Jeux de Londres, qu’est ce que tu as fait durant cette période ?

Fin juin-début juillet 2013, j’avais mal au dos à cause de mon hernie discale qui revenait et je n’avais plus l’envie. J’ai un peu beaucoup sombré dans les sorties. Depuis le 6 janvier, j’étais à Bourges pour me refaire une santé. Aujourd’hui, tout va pour le mieux et je suis plus que confiant pour la suite.

On sait que la boxe est un sport pas toujours très rémunérateur pour les sportifs français. Quelle est ta situation ?

Je suis salarié du Comité Olympique et j’ai la chance d’avoir un contrat militaire à côté.

Reebok est aujourd’hui ton partenaire majeur, d’autres entreprises t’accompagnent ?

J’ai Reebok et Sport Comm, une entreprise qui fait des rings de boxe et qui est située près de Nantes. J’ai d’autres projets mais rien d’officiel. J’adore la mode, j’aime bien mettre des costards et couper l’image du boxeur à la gueule abîmée. Mais on ne me propose pas forcément alors j’avance quand même.

 

J’ai vu que tu avais relancé ta communication sur Twitter. C’est Reebok qui te l’a conseillé ?

Non, c’est de moi même. Tout le monde me parlait de Twitter et vu que j’ai repris l’entraînement c’était l’occasion. J’avais un gros soutien après les Jeux mais je me suis fait pirater ma page sur Facebook. J’ai voulu me réinscrire pour que les gens qui me suivent continuent à le faire via Twitter. Apparemment, c’est Twitter maintenant et plus Facebook.

C’est ce qu’on m’a dit en tous les cas, je suis pas toujours à la page. Je suis un jeune vieux. (rires)